28 feb 2013

Cartagena de Indias (Colombia)

Y después de dos días de viaje llegamos por fin a Colombia, tierra de la salsa, el café y los guerrilleros!

Cartagena de Indias, fundada en 1533, fue el principal puerto español en el Caribe y por tanto, muy codiciada por los piratas hijos de la Gran Bretaña. Para evitar los saqueos se rodeó de 13 km de murallas, contruyó una muralla submarina y diferentes fuertes y castillos. Gracias a esto, en el ataque inglés de 1741, seis barcos y 2500 españoles lograron derrotar a 186 barcos y 25000 soldados ingleses, con la inestimable ayuda de las enfermedades tropicales...

Resumen de Cartagena
Lo mejor: el aire colonial que se respira
Lo peor: los precios
Momento surrealistas: nosotros y nuestras pintas mezclados con los monísimos actores y actrices que llegaban al Festival de Cine.

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Après deux jours de voyage (dont un joli La Paz - Lima en 29h30 de bus) on arrive enfin en Colombie, terre de salsa, café et guerrilleros...

Cartagena de Indias, fondée en 1533, a longtemps été le port principal des Espagnols dans les Caraïbes. Elle était donc aussi bien connue des pirates anglais (Drake et compagnie). Pour éviter les pillages, elle a été entourée de 13km de murailles (dont une partie sous-marine), accompagné de fortifications et de châteaux forts. Ainsi, lors de l'attaque anglaise de 1741, 2500 Espagnols et leurs 6 navires ont résisté à l'attaque anglaise, d'une armée de 25000 hommes et 186 navires, en partie grace à l'aide des maladies tropicales...

Résumé de Cartagena
Les plus : la ville coloniale très agréable
Les moins : les prix
Moment surréaliste : nous en mode quechua transpirant, au milieu des acteurs et gens du ciné super bien sapés pour l'ouverture d'un festival

Cartagena (Colombia)


22 feb 2013

La Paz (Bolivia)

La capital más alta del mundo (3650 msnm) está compuesta de miles de edificios que se extienden desde una hondonada, trepando por las colinas de alrededor. El conjunto está rodeado de montañas nevadas, lo que ofrece una vista impresionante desde la carretera. El aeropuerto es también el más alto del mundo (4000 msnm), lo que hace que pocas compañías aterricen allí: se necesita una pista el doble de larga, neumáticos especiales y un piloto que no se estrelle en las montañas... Iberia y Air France ni lo pisan.

Llegamos a tiempo para disfrutar del Entierro del Pepino, que es una versión boliviana del Entierro de la Sardina. El Pepino es una especie de payaso que simboliza el Carnaval. Si eso nos pareció curioso, por la tarde vimos uno de los espectáculos más raros hasta el momento: la lucha libre de cholitas. Consiste en que señoras vestidas a la manera tradicional indígena que entre semana suelen vender patatas o cuidar de sus niños se dedican los domingos a luchar contra otras señoras o señores. Indescriptible (os dejamos vídeo).

Al día siguiente, aún traumatizados por las cholitas acróbatas, nos dedicamos al tema cultural: paseo por la ciudad, catedral, Museo de Antropología... En el Museo de la Coca aprendimos que un minero consume casi medio kilo de coca a la semana y que la Coca Cola sigue llevando hojas de esta planta (aunque ya no cocaína, como a principios de siglo, lástima). Por la noche cenita y planes para cuando volvamos en mayo con Majo y Marcelo.

Próxima parada: Cartagena, Colombia de la siguiente forma: autobús de La Paz a Lima y avión de Lima a Cartagena pasando por Panamá. Todo sea por ahorrar..

Resumen de La Paz
Lo mejor: la ciudad, inesperadamente agradable
Lo peor: la combinación de confetti y lluvia

Momento surrealista: Conversación con el funcionario de la aduana peruana:
-Funcionario: ¿Profesión?
-María: Médico
-Funcionario: ¿Especialidad?
-María: Dermatóloga
-Funcionario: ¿La rosácea se cura?
-María: ...

Vocabulario aprendido: jalar= tirar (de una puerta), botar= tirar (a la papelera)

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La capitale la plus haute de monde (3650m) est composée de miliers de constructions, partant du fond du chaudron, et s'élevant le long des collines. Le tout est entouré de montagnes enneigées, ce qui offre une vue impressionnante depuis la route. L'aéroport, lui, se situe à 4000m, et impose aux avions de décoller sur une piste 2 fois plus longue que la normale, avec des pneus spéciaux et une charge réduite (voilà pourquoi ni Air France ni Iberia n'y met les pieds).

On est arrivé à temps pour voir l'Enterrement du Pepino (genre de clown qui représente le Carnaval). Si cela nos a semblé curieux, l'après-midi on a assisté à un spectacle qui nous a laissé bouche baie : la lutte libre de "cholitas". Cela consiste à que des femmes, vêtues d'habits traditionnels indigènes, qui dans la semaine vendent sur le marché ou s'occupent des enfants, consacrent leur dimanche au spectacle de catch contre d'autres femmes ou des hommes. Incroyable ! Les photos et videos parlent d'elles-mêmes.

Le jour suivant, toujours sous le choc du combat de cholitas, a été dédié à la culture : ballade dans le centre, cathédrale, musée d'Antropologie et de Folklore... Au musée de la Coca, on a appris qu'un mineur en consommait un demi-kilo par semaine et qu'elle faisait toujours partie de la recette du Coca-Cola (après le retrait de la cocaïne de la liste des ingrédients, au début du XXe siècle). Le soir, préparation du programme à notre retour en Bolivie en mai, autour d'un bon petit dîner avec Majo et Marcelo.
Prochain arrêt : Cartagena, Colombie.

Résumé de La Paz :
Les plus : la surprise d'une ville agréable
Les moins : la combinaison des confétis avec la pluie

Moment surréaliste : Conversation avec le fonctionnaire de la douane péruvienne
-Fonctionnaire: Profession?
-María: Médecin
-Fonctionnaire: Spécialité?
-María: Dermatologue
-Fonctionnaire: ¿Est-ce que l'acné rosacée se soigne?
-María: ...

La Paz (Bolivia)

20 feb 2013

Carnaval de Cochabamba (Bolivia)

Después de un mes de trabajo, de nuevo vacaciones! Nos quedamos un día más en Cochabam`para ver el Carnaval. Aquí el día grande se llama "Corso de los Corsos" y consiste en un desfile de agrupaciones que van bailando cada uno con su banda. Dura todo el día. Lo encabezan los militares, luego desfilan ls disfraces modernos y por la tarde las agrupaciones folklóricas. De estas hay varias modalidades, mezcla de cristianismo y tradiciones paganas:

- Diablada: simboliza la lucha entre el bien y el mal, entre las virtudes y los pecados capitales. La figura central es el arcángel San Gabriel. Los personajes femeninos representan la lujuria, como siempre...

- Morenada: representan a los esclavos negros que los españoles importamos para trabajar en las minas. Algunos llevan trajes cilíndricos representando el trabajo en las viñas (los barriles de vino). Otros llevan carracas que simulan el ruido de las cadenas.

- Caporales: son los capataces de los esclavos, por lo que los chicos llevan látigos en la mano. Las chicas visten una versión sexy del traje de "cholita" y los tacones deben tener un mínimo de 7 cm (los aguantan a base de ron...)

- Tinkus: es la lucha simbólica entre dos comunidades. En algunos pueblos remotos persiste el ritual, pero a base de patadas y pedradas no-simbólicas. Pelea todo el pueblo y suele haber un par de muertos todos los años.

Resumen del Carnaval de Cochabamba
Lo mejor: los trajes, los bailes, el ambiente
Lo peor: la manía de la gente de tirarme globos de agua (duele)
Momento desesperante: el pesado de delante que se empeñaba en hablarnos en inglés a pesar de que le dijimos 40 veces que veníamos de España.


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Après un mois de travail, c'est de nouveau les vacances ! On est resté une journée de plus à Cochabamba pour voir le Carnaval (consolation pour avoir raté celui de Oruro). Le Corso de los Corso consiste en un défilé de groupes ou associations qui dansent, tous suivis de leur banda musicale, et ce toute la journée. Les militaires commencent, ils sont suivis par des déguisements modernes de toutes sortes, puis par des groupes folkloriques. De ces derniers, il y a différents types, tous issus de l'époque coloniale, mélange de christianisme et de traditions païennes :

- Dabliada : elle symbolise la lutte entre le bien et le mal, les vertus contre les pêchers capitaux, autour de la figure principale, l'archange Gabriel. Les personnages féminins représentent la luxure (comme d'habitude...).

- Morenada : elle représente les esclaves noirs que les Espagnols importèrent pour travailler dans les mines. Certains ont des costumes cylindriques qui se réfèrent au travail dans les vignes (barrils de vin). D'autres jouent des carracas simulant le bruit des chaînes.

- Caporales : ils représentent les maîtres d'esclaves, avec un fouet à la main. Les filles portent la version sexy de la tenue de "cholita" (habit traditionnel des indigènes), avec des talons d'au moins 7 cm (qu'elles supportent à base de rhum).

- Tinkus : c'est la lutte symbolique entre deux communautés. Le rituel persiste dans certains villages isolés, mais à base de coups de pieds et de lancers de pierres bien réels. Hommes, femmes et enfants ont l'habitude de lutter, causant quelques morts tous les ans. Pour le défilé, évidemment, tout est simulé.

Résumé du Carnaval de Cochabamba
Les plus : les costumes, les danses, l'ambiance
Les moins : la manie qu'ont les gens de lancer des ballons d'eau sur María (ça fait mal)
Moment désespérant : le mec bourré devant nous qui s'entêtait à nous parler anglais...

Carnaval de Cochabamba (Bolivia)

17 feb 2013

Despedida / Adieux Mano a Mano (Bolivia)

Este post está dedicado a todos los que han contribuído a hacer que este mes en Cochabamba sea una experiencia inolvidable... ¡Os echaremos de menos!

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Ce post est dédié à tous ceux qui ont contribué à faire que ce mois à Cochabamba se convertise en une expérience inoubliable... Vous allez nous manquer !

Despedida (Bolivia)

12 feb 2013

La vida en Cochabamba (Bolivia) 2 parte

Un mes en la ciudad nos ha dado para muchos paseos y muchas experiencias. Parques, iglesias, conventos y sobre todo nuestro favorito, el Mercado de la Cancha, donde siempre que vamos nos perdemos y siempre descubrimos algo nuevo. Lo último, la zona de hechicería, con fetos de llama listos para usar y la zona del Carnaval, con adornos de colores para las casas y niños disparando agua y espuma en plan guerrilleros (a veces desde los coches, angelitos...).

En Mano a Mano hemos incrementados nuestros conocimientos de lijado de vigas y reparación de sillas de ruedas, que tal como esta el mercado laboral nunca se sabe lo que puede servirnos. Este fin de semana toca disfrutar del Carnaval de Cochabamba, y para asegurarnos, nos mantendremos alejados de las escaleras…

Resumen de La vida en Cochabamba 2 parte
Lo mejor: la experiencia de vivir y trabajar en un sitio tan remoto
Lo peor: que ya queda menos viaje
Momento surrealista: Pedir una docena de huevos y descubrir por la cara de póker del vendedor que aquí los huevos se venden de 5 en 5.
Vocabulario aprendido: barbijo = mascarilla, cercha = viga

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En un mois à Cochabamba, on a eu le temps de faire pas mal de ballades et vivre beaucoup d'expériences. Parcs, églises, couvents, et surtout notre favori, le Marché de la Cancha : à chaque fois qu'on y va on se perd et on découvre quelque chose de nouveau. Dernièrement, la zone sorcellerie, avec des foetus de lama prêt à être utilisés, et la zone du Carnaval, avec ses décorations de couleur pour les maisons, et les enfants aspergeant d'eau ou de mousse des victimes aléatoires, en plan guerrilleros (parfois depuis les voitures, les petits anges...).

A Mano a Mano on a étendu nos connaissances en ponçage/peinture de poutre et en réparation de fauteuils roulants, vu le marché laboral en ce moment ça peut toujours servir. Le prochain week-end on profitera du Carnaval de Cochabamba, et au cas-où, on restera pas trop loin du sol...

Résumé de la vie à Cochabamba 2ème partie
Les plus : l'expérience de vivire et travailler dans un endroit si différent
Les moins : la durée restante de voyage qui se réduit
Moment surréaliste : demander une douzaine d'oeufs à un vendeur et se rendre compte par son air perplexe qu'ici les oeufs se vendent de 5 en 5

Cochabamba II (Bolivia)

10 feb 2013

Carnaval hospitalario / Carnaval à l'hôpital (Bolivia)

Este fin de semana hemos hecho algo diferente. Decidimos que el carnaval de Oruro no molaba tanto como dicen, y hemos buscado una alternativa más original. Thomas amablemente ha colaborado haciendo como que se caía de una escalera de mano, con lo que hemos podido realizar un tour privado en ambulancia, con visita guiada a urgencias, radiología y neurología y dos noches con todos los gastos pagados (pensión completa) en la suite hospitalaria, bata, sueros y orinal incluídos. De recuerdo nos hemos llevado una bonita RMN perfectamente normal para enmarcar y poner en el salón. El collarín se lo han quedado en el hospital, qué rabia! La experiencia no ha sido mala, pero esperamos no tener que investigar los sistemas sanitarios de ningún otro país...

Hemos bajado de internet algunas fotos del Carnaval de Oruro para que veáis que lo nuestro fue mucho más divertido...
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Ce week-end on a fait quelque chose de différent. On a trouvé que le carnaval de Oruro ne valait pas autant la peine que le disent les gens, et on a cherché une alternative plus originale. J'ai pas mal contribué a cela en simulant une belle chute depuis un escabeau pour atterrir deux mètres plus bas sur le dos et la tête. Cela nous a permis de réaliser une petite ballade en ambulance, une visite guidée des urgences, du service de radiologie, celui de neurologie et deux nuits pension complète tous frais compris dans une des suites de l'hôpital (incluyant pyjama, perfusion et pot de chambre). En souvenir on a ramené un bel IRM parfaitement normal pour accrocher dans le salon. Le seul dommage est qu'ils ont gardé la minerve, qui nous aurait bien servi pour se protéger du froid des hautes montagnes de la suite du voyage. L'expérience n'a pas été mauvaise, mais on espère ne pas avoir à expérimenter les systèmes sanitaires d'autres pays...

On a mis sur picasa quelques photos du carnaval d'Oruro, pour vous montrer que notre week-end a été beaucoup plus amusant...

Carnaval hospitalario (Bolivia)

5 feb 2013

Villa Tunari (Bolivia)

Escapada de fin de semana a la selva boliviana. Al bajar de autobús, 39 grados y una humedad elevada, tipo sauna con el termostato roto. El sudor nos goteaba por la nariz. Aquí los alojamientos tienen piscina para evitar que se les mueran los clientes.

Visitamos el Parque Machi, donde se recuperan animales exóticos rescatados del contrabando, descubrimos un montón de plantas raras, dormimos con el "suave" murmullo de una tormenta tropical con truenos y rayos cayendo a nuestro alrededor y nos bañamos en un río en el que contra todo pronóstico no había pirañas ni anacondas.

Resumen de Villa Tunari
Lo mejor: estar por primera vez en la selva, comer pescado (en Cochabamba solo hay pollo...)
Lo peor: las cucarachas mutantes (hubo que usar la chancla de Thomas para exterminarlas porque la mía era pequeña...)
Momento surrealista: cruzarnos con un coche que transportaba una oveja viva en el portaequipajes.
Vocabulario aprendido: chompa= jersey, movilidad= coche

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Petite escapade de week-end dans la jungle bolivienne. À la descente du bus, on a trouvé 39 degrés et une forte humidité, genre hammam avec le thermostat cassé. Des gouttes de sueur nous en tombaient du nez. Ici les hotels ont des piscines, pour éviter que les clients s'asphixient collé au ventilateur dans leur chambre.

On a visité le Parc Machi, où sont récupérés des animaux exotiques sauvés de la contrebande, on a découvert plein de plantes bizarres, on a dormi avec le "léger murmure" d'un orage tropical avec tonnerre et éclairs qui nous tombaient presque dessus, et on s'est baigné dans une rivière qui curieusement n'avaient ni piranhas ni anacondas.

Résumé de Villa Tunari
Les plus : être pour la première fois dans la forêt amazonienne, manger du poisson (à Cochabamba il y a essentiellement du poulet)
Les moins : les cafards mutants (il a fallu utiliser ma tongue pour en exterminer un parce que celle de María était trop petite...)
Moment surréaliste : croiser une voiture qui transportait un mouton vivant sur la gallerie de toit

Villa Tunari (Bolivia)

27 ene 2013

La vida en Cochabamba (Bolivia) Parte 1

Después de estos meses de mochila y camping, se agradece parar un tiempo y tener un techo sobre la cabeza (más aún porque es estación de lluvias...)

Cochabamba es la tercera ciudad más grande del país, pero no parece peligrosa (por el momento no nos han tiroteado ni secuestrado ni robado ningún riñón). Hasta ahora hemos visitado el Cristo de la Concordia (que es un metro más alto que el de Río de Janeiro pero mucho menos famoso) con Ivan y Ely, y el Mercado de la Cancha, un laberinto de puestos donde se pueden encontrar desde remolachas a trajes de novia.

El voluntariado lo estamos haciendo con la ONG Mano a Mano, que se dedica a temas de educación y sanidad, lo que incluye contruir y equipar centros de salud y escuelas en lugares remotos, y mejorar las comunicaciones por carretera y aire.

Yo estoy trabajando en un centro de salud en las afueras viendo montones de embarazadas y niños (que son los únicos que tienen sanidad gratuita en el país). La atención a adultos es casi siempre frustrante porque cualquier prueba es demasiado cara y la mayoría de tumores para el paciente son un "mal de ojo" y prefieren ir al curandero del barrio.

Thomas trabaja en la carpintería metálica, lijando y pintando vigas para un nuevo edificio y en el hangar con las avionetas de suministros, revisando y reparándolas en plan McGyver, con lo que tiene a mano.

Resumen de Cochabamba (Parte 1)
Lo mejor: sentirnos un poquito útiles, tener un apartamento con cocina, la gente que nos encontramos
Lo peor: madrugar, la lluvia que no nos deja aprovechar la piscina
Momento surrealista: en el mercado comprando patatas
María: Quería papas
La vendedora: ¿Cuánto? ¿Un cuartillo?
María: ¿Cuántos kilos son un cuartillo?
La vendedora me mira con cara de póker: Pues un cuarto de arroba
María mira a Thomas que está igual de perdido que ella y dice: Vale, póngame un cuartillo
Y así aprendimos que un cuartillo son tres kilos
Vocabulario aprendido: chancho = cerdo, mixtura = confetti

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Après ces quelques mois de voyage sac-à-dos et camping, on apprécie se poser un peu et avoir un toit au-dessus de la tête (surtout en cette saison des pluies...)

Cochabamba est la troisième ville du pays, mais elle ne semble pas si dangereuse (jusqu'à maintenant aucun vol à l'arrachée, ni coup de feu, ni enlèvement ...). On a visité le Christ de la Concorde (qui est un mètre plus grand que celui de Rio de Janeiro, mais beaucoup moins célèbre) avec Ivan y Ely, et le marché de la Cancha, un énorme labyrinthe d'étals vendant de la betterave aux robes de mariées, en passant par les pâtes, les ustensiles de cuisine, les couches-culottes, les machines à laver et ordinateurs dernier cri.

On travaille pour l'ONG Mano a Mano Bolivia, qui se dédie à la construction et à l'équipement de centres de santé et d'écoles dans les endroits reculés, et à l'amélioration des communications par route et par air

María travaille dans un centre de santé dans la banlieue, et voit énormément d'enfants et de femmes enceintes (les seuls qui bénéficient du système de santé gratuit). Soigner les adultes est assez frustrant parce que chaque analyse complémentaire est trop chère et que pour beaucoup une tumeur n'est qu'un mauvais oeil jeté par une personne malveillante et pour cela mieux vaut aller voir le guérisseur du quartier.

Moi j'alterne entre l'atelier de pièces métaliques, où je ponce et peins les poutres d'un futur bâtiment, et le hangar de l'aéroport, où je révise et répare les petits avions de l'association, en mode MacGyver, avec ce qu'il y a sous la main...

Résumé de Cochabamba (1ère partie)
Les plus : travailler en pensant qu'on est un petit peu utile, avoir un appartement où dormir et cuisiner, les rencontres avec les gens de Cochabamba
Les moins : le réveil à 6h45, la pluie qui nous empêche de profiter de la piscine de notre appart
Moment surréaliste : au marché pour acheter des pommes de terre
María : "Je voudrais des pommes de terres
Vendeuse : "Combien ? Un "cuartillo" ?"
María : "Ça fait combien de kilos un cuartillo ?"
Vendeuse : "bah un quart de "arroba", pardis !
María et moi nous regardons, tous les deux aussi perdus l'un que l'autre. "Allons-y pour un cuartillo...
On a alors appris que l'arroba c'était 12kg et le cuartillo 3kg...

Cochabamba I (Bolivia)

21 ene 2013

Potosí (Bolivia)

Seguimos nuestro camino hacia el norte con parada en Potosí. La ciudad fue construida hacia 1545 alrededor de Cerro Rico, la mina de plata más productiva del mundo, donde se calculan que han muerto 8 millones de mineros desde entonces. Actualmente siguen trabajando en ella 20.000 personas, con una esperanza de vida de 38 años. Una mañana nos acercamos hasta una de las minas para descubrir que aquí se trabaja sin horario, sin apenas maquinaria, manteniéndose a base de coca, tabaco y refrescos. Por si fuera poco, los mineros creen que beber alcohol de 96 grados frente al dios de la mina (el "Tío") evita los accidentes, así que no hay ni equipo de rescate, ni normas de seguridad, ni puesto médico. Misma época, otro mundo.

Por otro lado Potosí llegó a ser en el siglo XVII la ciudad más grande de América, con 200.000 habitantes y más de 80 iglesias. Fue una ciudad inmensamente rica, capaz de mandar barcos llenos de plata a España (cada barco transportaba unos 400.000€ en monedas) y donde hasta los orinales eran de plata. La riqueza aun puede imaginarse viendo las iglesias, el convento de Santa Teresa y la Casa de la Moneda.

Resumen de Potosí
Lo mejor: la historia que se respira en cada edificio
Lo peor: las condiciones de trabajo en las minas
Momento surrealista: una turista alemana que comentaba después de ver la mina que el trabajo de los mineros no era para tanto... Hay que ser g...
Curiosidad: Parece que la frase "Vale un potosí" viene de este párrafo de El Quijote: "Si yo te hubiera de pagar, Sancho -respondió don Quijote-, conforme lo que merece la grandeza y calidad deste remedio, el tesoro de Venecia, las minas del Potosí fueran poco para pagarte".

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On continue notre chemon vers le nord en faisant arrêt à Potosé. La ville a été construite vers 1545 à 4060m d'altitude, près du cerro Rico (montagne Riche), la mine d'argent la plus productive au monde, où l'on estime que 8 millions de personnes sont mortes les cinq derniers siècles. Aujourd'hui, 20000 mineurs y travaillent encore, dans des conditions qui ont peu changé (espérance de vie de 38 ans) pour extraire argent, zinc et plomb. Un matin on s'est approché des mines, où le travail est presque totalement manuel, sans horaires, à base de feuilles de coca, cigarettes et soda, et où les mineurs croient que boire de l'alcool à 96 degrés devant le dieu de la mine (le "Tío") va leur éviter les accidents (donc pas besoin de normes de sécurité, d'équipe de secours, ...

D'un autre côté, Potosí a été au XVIIe siècle la ville la plus grande d'Amérique, avec 200000 habitants et plus de 80 églises. Mais c'était surtout une ville riche, capable d'envoyer des bateaux chargés d'argent en Espagne (chaque bateau emmenait environ 400000€ en pièces d'argent), et où jusqu'aux urinoirs étaient couverts d'argent. On peut encore deviner la richesse de cette époque par les monuments coloniaux et les églises : la Maison de la Monnaie et le Couvent Sainte Thérèse en sont de bons exemples.

Résumé de Potosí
Les plus : le poids de son histoire
Les moins : les conditions de travail dans les mines
Moment surréaliste : une touriste, après la visite d'une mine : "ça n'a pas l'air si dur que ça..."... la connerie humaine...


Potosí (Bolivia)

14 ene 2013

Uyuni (Bolivia)

Para cruzar de Chile a Bolivia, elegimos una excursión de 3 días que recorre parte de la Reserva Nacional Eduardo Avaroa y el famoso Salar de Uyuni. El viaje se hace en 4x4, en grupos de seis, con el portaequuipaje lleno de mochilas, comida y gasolina.. En nuestro caso tuvimos la suerte de coincidir con Emelyne y Anthony (Francia) y Déné y Gabriel (Lituania). Nuestro guía, Alejandro, explicaba en español, Thomas traducía al francés, yo al inglés y Gabriel a su madre en lituano y Dené a su vez nos hablaba en alemán con palabras en latín. Desde entonces ya no hablo correctamente ningún idioma, ni siquiera el español.

El primer día pasamos por varias lagunas, entre ellas la Laguna Cañapa, la Laguna Hedionda (por los gases de ácido sulfúrico, que no parecen molestar a los flamencos que viven por allí) y la Laguna Colorada. También pasamos por el desierto Siloli, con sus extrañas rocas volcánicas y los géiseres del campo Sol de Mañana, a una altura de 5000 msnm (entre la altura y los gases sulfurosos, me sentía como una abuela fumadora).

El segundo día fue el día de las llamas, que son las ovejas locales, pero con cara de camello. Otro animalito adorable es la vizcacha, con cuerpo de conejo, cola de ardilla y saltos de canguro (la evolución tiene estas cosas). Por la noche dormimos en el hostal más divertido en el que hemos estado: un hostal de sal (literalmente). Suelo de sal gorda, paredes, mesas y camas de bloques de sal. El baño era de azulejos por motivos obvios.

El tercer día lo dedicamos al Salar de Uyuni. Datos: el salar tiene una superficie de 12.000 km2 (o sea más que la Comunidad de Madrid, y tampoco hay playa...), contiene 10.000 millones de toneladas de sal y la mitad de las reservas mundiales de litio. Tuvimos la suerte de que estuviera parcialmente inundado, lo que nos permitió disfrutar de un espejo gigante y pasear entre las nubes. Allí vimos el amanecer, caminamos entre cactus en la isla Incahuasi y disfrutamos de un paisaje donde el horizonte a veces no estaba nada claro. Increíble y bello.

Resumen de Uyuni
Lo mejor: los paisajes alucinantes, el 4x4 que pasaba por cualquier sitio
Lo peor:  la ducha para 30
Momento surrealista: delante de una supuesta pintura rupestre:
-Thomas : "Que representa el dibujo?¿Una vaca?"
-Guía : "Sí, claro, una vaca."
-Thomas : "¿Una vaca? Pero aquí no había vacas..."
-Guía : "Bueno, pues una oveja o una llama..."

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Pour passer du Chili à la Bolivie, on a choisi une excursion de 3 jours qui passe par une partie de la Réserve Nationale Eduardo Avaroa et par le fameux Salar de Uyuni. Le voyage se fait en 4x4 (un vrai) où s'aglutinent 6 passagers, un chauffeur (qui fait à la fois guide et cuistot), tous les sacs, les vivres, le gaz et les bidons d'essence. On a eu la chance de se retrouver avec Emelyne et Anthony (de France) et Gabriel et Déné (de Lituanie). Notre guide, Alejandro, expliquait en Espagnol, je traduisais en Français, María en Anglais, et Gabriel traduisait en Lituanais à sa mère, qui à son tour nous parlait en Allemand avec quelques mots de latin. Au bout d'un moment on ne savait plus quelle langue on parlait...

Le premier jour, on est passé par plusieurs lagunes où vivent des flamands roses : Laguna Hedionda ("lagune qui pue", à cause des gaz d'acide sulfurique, ce qui n'a pas l'air de gêner les flamands roses) et Laguna Colorada. On est aussi passé par le désert Siloli avec ses roches volcaniques bizarres, et on a vu les geisers du Campo Sol de Mañana, à 5000m d'altitude (entre l'altitude et les gaz sulfuriques, il était difficile de respirer).

Le second jour a été le jour des lamas, qui sont les moutons du coin, mais avec une tête de chameau. On a vu un autre animal adorable, la viscache, qui a un corps de lapin, une queue d'écureuil et qui fait des sauts de kangourou (les mystères de l'évolution). La nuit, on a dormi dans un hôtel très original, un hôtel de sel (littéralement) : le sol en gros sel, les parois, les tables et les lits en blocs de sel. Seule la salle de bain était carrelée, pour des raisons évidentes.

On a dédié le troisième jour au Salar de Uyuni. Pour information, ce salar a une superficie de 12000 km2 (presque autant que la Basse-Normandie), contient 10 milliards de tonnes de sel, et la moitié des réserves naturelles de litium. On a eu la chance qu'il soit parcellement innondé, ce qui nous a permit de profiter d'un miroir géant et de marcher entre les nuages. On y a vu le lever de soleil, on a marché entre les cactus sur l'île Incahuasi et on a profité d'un paysage infini où l'on ne pouvait distinguer l'horizon. Incroyable.

Résumé de Uyuni
Les plus : les paysages hallucinants, le vrai 4x4 qui passe partout
Les moins : une douche pour 30 personnes
Moment surréaliste : devant une peinture rupestre pré-inca :
Thomas : "Que représente le dessin sur la roche ? Une vache ?"
Guide : "Oui, une vache."
Thomas : "Mais il n'y a pas de vache dans la région, si ?"
Guide : "Ah, et bien alors un mouton, ou un lama... "

Uyuni (Bolivia)