27/4/2013

Machu Picchu (Perú)

La ciudad de Machu Picchu (Vieja Montaña) fue construída por los incas a mediados del siglo XV y abandonada en 1536, después de la invasión española de Cuzco. Los conquistadores nunca supieron de su existencia y durante siglos solo los campesinos se acercaron por allí. La redescubrió Hiram Bingham, un profesor norteamericano, en 1911. En ese momento vivían en ella dos familias: los Recharte y los Álvarez! De hecho, los Álvarez fueron los primeros guías turísticos de la zona (jaja).

En 100 años las cosas han cambiado un poco. Actualmente la preparación de la visita requiere anticipación y sobre todo, pelas (o más concretamente, dólares, porque aquí no te cobran en soles, así de turístico se ha vuelto) Uno se siente como un cajero automático: entradas, tren hasta el pueblo (no hay carretera), autobús del pueblo hasta arriba, guía oficial... y cuando piensas que lo has pagado todo, te cobran 1 sol por mear.

Todo esto lo olvidamos cuando nos montamos en el primer autobús de la mañana (5:30, y ya había cola) y empezamos a subir una carretera de vértigo entre la vegetación tropical y montañas casi verticales que surgían de la niebla.

Cuando llegas allí, por muchas fotos que uno haya visto, la sensación es impresionante. Construída sobre una montaña, parte de la cual fueron tallando para nivelar el suelo y bajo el imponente Huayna Picchu, la vista hacia el valle 500m más abajo da vértigo.

La ciudad se divide en sector agrícola, de viviendas y de templos, y cuenta con una cantera donde hay piedras que se dejaron a medio tallar. Los edificios son de una o dos plantas, muchos perfectamente conservados (solo se perdió el techo de madera y paja andina). Las ventanas son trapezoidales para soportar mejor los terremotos y en las paredes de los templos no se usó ningún cemento, solo las piedras encajadas con precisión. Las terrazas de alrededor, construídas de piedra y rellenas de tierra y fertilizantes importados, sirven de contrafuertes, de zona de cultivo y como jardines. El sistema de acequias y de drenaje de lluvias sigue funcionando actualmente. También se conserva parte del camino real inca (uno de los ocho que llegaban a la ciudad) y un puente no apto para gordos.

Resumen del Machu Picchu
Lo mejor: subir al amanecer y verlo casi desierto, el guía imitando a un cóndor, la técnica de deshidratar patatas que se inventaron los incas (se conservan hasta 8 años).
Lo peor: lo carísimo que es todo
Momento surrealista: Conversación durante el desayuno (4:45 am):
Thomas: ¿Habéis dormido bien?
Martine: Pues regular, había un ventilador por fuera de la ventana que no ha parado de sonar en toda la noche
Thomas: ¿Te refieres al río que atraviesa la ciudad?
Martine: Mmmm...

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La cité de Machu Picchu (Vieille Montagne) a été construite par les Incas au milieu du XVe siècle et abandonnée en 1536, après l'invasion espagnole de Cusco. Les Conquistadors n'ont jamais connu son existence, et seuls les paysans des environs l'ont cotoyée pendant quelques siècles, jusqu'à ce que Hiram Bingham, un professeur Nord-Américain, la redécouvre en 1911. A cette époque, deux familles vivaient sur le site alors sous une dense végétation : les Recharte et les Álvarez ! De fait, les Álvarez ont été les premiers guides touristiques de l'endroit !

En 100 ans, les choses ont un peu changé. Désormais la visite requiert de l'anticipation, et surtout beaucoup de dollars (c'est tellement touristique que tout est en dollars, et non en sol, la monnaie péruvienne). On a l'impression d'être des vaches à lait : entrées, train jusqu'à la ville dans la vallée (il n'y a pas de route), bus pour monter, guide officiel, restauration exorbitante... et quand tu crois avoir tout payé, ils te taxent 1 sol pour l'urinoir...

On a vite oublié tout ça quand on est monté dans le premier bus (à 5h30, et il y avait déjà une centaine de personne dans la queue) et qu'on a monté la route en lacets au milieu de la végétation tropicale et des montagnes presques verticales qui s'élevaient au-dessus des nuages.

Arrivés au belvédère après pas mal de marches, on a beau l'avoir vu sous toutes les coutures en photo, le site est impressionnant. La cité est construite sur une montagne, dont une partie a été taillée pour niveler le sol, et en face de l'imposant Huayna Picchu, et la vue vers la vallée 500m plus bas donne le vertige .

La cité se divise en secteur agricole, d'habitations et de temples, et possède aussi une carrière où se trouvent encore des pierres pas finies de tailler. Les constructions sont de un à deux étages, la plupart très bien conservées (seuls la charpente de bois et le toit de paille andine a disparu quand Bingham a décidé de tout brûler pour se débarrasser de la végétation en excès). Les fenêtres sont trapézoïdales pour mieux supporter l'instabilité du terrain, et les murs des temples sont faits de blocs de pierres taillés et encastrés parfaitement, sans joint. Les terrasses autour sont construites en pierre et remplies de terre fertilizante importée de la côte, servent de contrefort, de zone de culture ou de jardin décoratif. Le système de canaux d'irrigation captant l'eau de pluie est toujours en fonctionnement. Le chemin royal Inca (un des huit qui déservaient la cité) se conserve lui aussi, tout comme un pont déconseillés aux obèses.

Résumé de Machu Picchu
Les plus : monter au lever du jour et voir le site presque désert, le guide imitant le condor, la technique de déshydratation des pommes de terre qu'avaient les Incas (ils pouvaient ainsi les conserver 8 ans)
Les moins : le prix démesuré de tout ce qui tourne autour du Machu Picchu
Moment surréaliste : conversation durant le petit-déjeûner (à 4h45)
Thomas : Vous avez bien dormi ?
Martine : Pas terrible, un ventilateur dehors a fait du bruit toute la nuit
Thomas : Tu veux parler de la rivère qui traverse la ville, peut-être...
Martine : Ah...

Machu Picchu (Perú)

25/4/2013

Valle Sagrado / Vallée Sacrée (Perú)

El Valle Sagrado comprende un conjunto de ríos, pueblos y montañas que fueron muy importantes para los incas desde el punto de vista religioso y económico y donde hoy se encuentran los principales restos arqueológicos de esta civilización (incluído el Machu Picchu, pero eso será otro post...)

Aquí de nuevo vuelven a cambiar los sombreros de la gente, esta vez con forma de plato sopero, lo que no debe ser muy práctico cuando llueve.

En Pisac se encuentran los restos de una gran ciudad, con sus barrios, sus fuentes y sus templos, y por supuesto, con las terrazas de cultivo que tanto le gustaban a los incas (se ve que no había mucho suelo llano por estas tierras...). En el pueblo actual hay un mercado dominical lleno de artesanías y no nos pudimos resistir a la fiebre del regateo.

Otro punto importante es Ollantaytambo, que fue escenario de la resistencia de los últimos incas frente a los españoles. En una de las batallas, el inca Manco Yupanqui ordenó inundar el terreno donde estaba Hernando Pizarro y sus soldados, así que los españoles se retiraron derrotados y bastante mojados. El problema es que luego volvieron y ya sabemos lo que terminó pasando...

Moray es un conjunto de terrazas concéntricas a diferentes altitud que se piensa que sirvieron para experimentar con cultivos a diferentes alturas y temperaturas (seleccionar variedades, ... por algo tenían 3000 especies de patatas). Algunos piensan que era un parking para extraterrestres, pero son una minoría.

Cerca de Moray se encuentran las Salineras de Maras, que están en funcionamiento contínuo desde la época inca (allá por el siglo XV). El agua salada de la montaña se acumula en las más de 3000 piscinas, se deja secar 3 días y se va añadiendo más agua. Cada mes se extrae la sal que forma una capa de 10 cm, se procesa y se vende (una miseria, 10€ los 50kg de flor de sal).

Resumen de Valle Sagrado
Lo mejor: las telas del mercado, las terrazas incas, caminar por el borde de las piscina de sal
Lo peor: los autobuses como el metro de Madrid

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La Vallée Sacrée comprend un ensemble de rivières, de villages et de montagnes qui ont été très importants pour les Incas du point de vue religieux et économique, et où maintenant se trouvent les principaux restes archéologiques de cette civilisation.

Ici encore les chapeaux sont différents, cette fois ils ont la forme d'une assiette à soupe, pas très pratique en cas de pluie.

A Pisac se trouvent les restes d'une grande ville, avec ses quartiers, ses fontaines et ses temples, et bien sûr, avec ses terrasses de cultures que les Incas appréciaient tant (les terrains plats étant plutôt rares). Dans le village actuel (dans la vallée, les malins), a lieu tous les dimanches le marché artisanal, et on a pas pu résister à la fièvre du marchandage...

Ollantaytambo est un autre site important de la vallée. Il a était la scène de la résistance des derniers Incas face aux Espagnols. Dans l'une de ces batailles, l'Inca Manco Yupanqui a fait innonder le terrain (par un ingénieux système de canaux) où se trouvaient les troupes d'Hernando Pizarro, qui durent se retirer battus et bien mouillés. Le problème est que peu après ils sont revenus plus nombreux et on sait comment cela s'est terminé...

Moray est un ensemble de terrasses concentriques à différentes altitudes qui ont probablement servi à faire des expériences sur des cultures à différentes températures et hauteurs (sélection de variétés, ... c'est pas pour rien qu'il avaient 3000 espèces de pommes de terre). Certains pensent que c'était un parking pour soucoupe volante, mais ça reste une minorité.

Près de Moray se trouvent les salines de Maras, qui sont en fonctionnement depuis l'ère Inca il y a plus de 500 ans. L'eau salée de la montagne se déverse dans les 3000 bassins à l'aide d'une infinité de canaux, sèche en trois jours, moment où l'on rajoute de l'eau, et ainsi de suite. Au bout d'un mois, des travailleurs courageux râclent les 10cm  de sel accumulés, qui est ensuite traité et vendu (une misère, 10€ les 50kg de fleur de sel).

Résumé de la Vallée Sacrée
Les plus : les tissus du marché, les terrasses Incas, marcher sur les bords de bassins de sel
Les moins : les bus surchargés

Valle Sagrado / Vallée Sacrée (Perú)



22/4/2013

Lago Titicaca (Perú)

El lago Titicaca (pronúnciese "titijaja") es el lago navegable más alto del mundo, a 3809 msnm. La superficie es de 8560 km² (más o menos como la provincia de Almería), la mitad de la cual pertenece a Perú y la otra mitad a Bolivia.

En esta zona existen diferentes pueblos con una cultura diferenciada y a veces muy original.

- Los Uros: son islas flotantes hechas de capas de totora (una planta acuática tipo junco). Como no tienen ningún soporte, las tienen que anclar con cuerdas al fondo del lago para que la isla no se vaya de viaje. Las casas y los barcos también son de totora. Parece ser que surgieron como forma de huir de la conquista inca.

- Isla de Amantaní: en esta isla está desarrollándose el turismo vivencial, es decir, alojarse y comer con una familia del pueblo y pagarles directamente a ellos en vez de a una agencia. Se dedican a la agricultura y las mujeres van hilando la lana mientras caminan, eso sí que es optimizar el tiempo! También tienen unas vistas estupendas del lago desde el templo del Pachatata.

- Isla de Taquile: conocida por sus textiles, aquí todos tejen y hacen punto desde los 7 años, mujeres y hombres. Los gorros que llevan diferencian si están solteros (rojo y blanco) o casados ( rojo completamente). Las autoridades llevan uno multicolor.

- Península de Capachica: rincón perdido y nada turístico, nos quedamos con la familia Cahui y sus tres hijas. El cultivo aquí es de subsistencia, al igual que la ganadería (cada familia tiene unas cuantas ovejas, un par de cerdos y alguna gallina). Los sombreros de las mujeres casadas son los más bonitos que hemos visto hasta el momento (una montera bordada con dos pompones de colores a cada lado, con cierto aire oriental). Las solteras llevan uno de lana con el borde ondulado. Desde la cima de la colina se pueden ver las montañas de Bolivia.

Resumen de Lago Titicaca
Lo mejor: los paseos entre los campos, las diferentes vestimentas tipicas (que la gente lleva a diario, no hay casi ropa occidental), las sopas.
Lo peor: el frío del altiplano (y el peso de las mantas, no hay forma de darse la vuelta en la cama)

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Le Lac Titicaca (prononcer en quechua Titirara) est le lac navigable le plus haut du monde (3809m). Il est partagé entre le Pérou et la Bolivie, et couvre une surface de 8560m2, plus grand que le département de l'Orne.

Dans cette région, il y a de nombreux villages de cultures différentes et parfois très originales :

- Les Uros : ce sont des îles flottantes faites de couches de totora (plante aquatique genre grand roseau). Comme elles n'ont aucun support, elles doivent être ancrées au fond du lac avec des cordes, pour ne pas qu'elles dérivent jusqu'en Bolivie. Les maison et les bateaux sont aussi de totora. Cette communauté aurait adopté ce mode de vie il y a 500 ans pour fuir l'invasion Inca.

- Ile d'Amantaní : le tourisme communautaire s'est développé sur cette île, il consiste à manger et dormir chez l'habitant, pour une modique somme qui leur permet d'arrondir leurs fins de mois. Sans intermédiaire, on est sûr d'où va l'argent. Les gens vivent essentiellement d'agriculture et d'élevage, et chose curieuse, les femmes filent la laine en marchant, pas de perte de temps ! On a aussi eu droit à une vue imprenable du lac depuis le Pachatata (centre cérémoniel masculin Inca).

- Ile de Taquile : connue pour ses textiles, ici tout le monde tisse dès 7 ans, femmes et hommes. Les
bonnets que portent les hommes différencient les mariés (rouges) des célibataires (rouges et blancs). Les représentants de l'autorité en portent un multicolore.

- Péninsule de Capachica : un coin perdu et très peu touristique, on est resté chez la famille Cahui et ses trois filles. Ici l'agriculture est tout juste suffisant pour la consommation personnelle, tout comme l'élevage, constitué de quelques moutons, deux cochons et une poule. Les chapeaux des femmes mariées sont les plus beaux observés jusqu'à maintenant : un chapeau courbe et rigide couvert d'un pompon de chaque côté. Les célibataires, elles, en porte un de laine au bord ondulé.

Résumé du Lac Titicaca
Les plus : les ballades entre les champs, les costumes traditionnels que les gens portent au quotidien (il n'y existe pratiquement pas de vêtements à l'occidentale), les soupes bien chaudes
Les moins : le froid de l'altiplano sans chauffage (et le poids des couvertures, pas moyen de se retourner dans le lit..)

Lago Titicaca (Perú)

20/4/2013

Puno (Perú)

A orillas del lago Titicaca está Puno, una ciudad no muy bonita pero ideal como base para hacer excursiones.

El primer día visitamos Sillustani, un antiguo cementerio de la cultura colla, que enterraba a sus muertos importantes en unas torres de piedra con forma de coctelera gigante. Cuanto más poderoso el que moría, más alta la torre y más sacrificios: un par de llamas, tres o cuatro niños... No usaban cemento, tallaban las piedras como un puzle y las iban encajando. A la vuelta de la excursión nos paramos en una aldea para aprender más sobre los cultivos andinos. Nuestro tubérculo favorito es desde ahora la oca, una patata dulce con forma de zanahoria.

Otro sitio que merece una visita es el barco Yavari. Fue construído en Inglaterra en 1861. Lo desmontaron para transportarlo hasta aquí, primero en un barco que atravesó Cabo de Hornos hasta la costa peruana, luego en tren y más tarde atravesó los Andes a lomos de 200 mulas y 8000 personas. En total tardó en llegar al lago 6 años. Actualmente lo han restaurado y piensan usarlo como transporte turístico a Bolivia.

Resumen de Puno
Lo mejor: los moto-taxis, el desayuno del hostal
Lo peor: las aceras de 40 cm de alto y 30 cm de ancho
Momento surrealista: invitar a una francesa solitaria a cenar con nosotros (nos dio penica verla comer sola) y descubrir que había motivos para que estuviera sola: era una pija e insoportable egocéntrica que solo decía yo yo yo... vaya cena que nos dio.
Vocabulario aprendido: grifo = gasolinera, overol = mono de trabajo

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Au bord du Lac Titicaca se trouve Puno, una ville pas très belle, mais une bonne base pour faire des excursions dans les environs.

On a commencé par visiter Sillustani, un ancien cimetière de la culture Colla, qui enterrait ses morts importants dans des tourelles de pierre en forme de verre à cocktail géant. Plus important était le défunt, plus haute était la tour, et plus il y avait de sacrifices : quelques lamas, trois ou quatre enfants... Ils n'utilisaient pas de ciment, ils tallaient les blocs de pierre comme un puzzle et ils les encastraient. Au retour de l'excursion, on s'est arrêté dans un hameau pour en apprendre plus sur les cultures andines. Notre turbercule favori est désormais la oca, une patate douce en forme de carotte.

Un autre endroit mérite le détour : le navire Yavari. Il a été construit en Angleterre en 1861. Ils a été démonté pour être transporté jusqu'ici, tout d'abord dans un bateau qui a traversé le Cap Horn jusqu'à la côte péruvienne, puis en train, et ensuite il a traversé les Andes à dos de 200 mules et 8000 hommes. Cela a pris 6 ans. Après avoir été utilisé près d'un siècle sur le lac, il a été restauré et il sera bientôt utilisé pour des fins touristiques.

Résumé de Puno
Les plus : les moto-taxi, le petit-déjeûner de l'auberge
Les moins : les trottoirs de 40cm de haut et 30cm de large
Moment surréaliste : inviter une Française solitaire à dîner à notre table (on a eu pitié d'elle, la pauvre mangeant toute seule), et se rendre compte qu'il y avait des raisons pour qu'elle soit toute seule : une bourge insuportable et égocentrique qui ne savait dire que "moi, je"... quel dîner...

Puno (Perú)

18/4/2013

Cañón del Colca (Perú)

Excursión de dos días al segundo cañón más profundo del mundo (4160m). El del Colorado tiene una profundidad de 1470m, los americanos siempre presumiendo...

Comenzamos el viaje en la Reserva Nacional Salinas donde vimos vicuñas (una especie de llama salvaje sin lana) y muchos volcanes, algunos con una inquietante nube de humo. Pasamos la tarde en Chivay, un pueblito del cañón. Por aquí algunas personas siguen vistiendo tradicionalmente (blusas y faldas) y otras no, pero todas llevan el sombrero bordado de la región, incluso las guardas del parque. En el mercado vimos llamas y alpacas (vivas y no tanto), maíz de colores y aproveché para que me arreglaran las botas por 1 sol (30 céntimos). Por la noche, cena con extrañas danzas tradicionales algunas de las cuales incluyen azotes con una cuerda (será simbólico pero pica!)

A la mañana siguiente, Mirador Cruz del Cóndor, desde el cual, como su nombre indica, se ven cóndores, (que son pajaritos de 1.20m de altura y 3m de envergadura). Afortunadamente solo comen turistas si están muertos. Impresiona verlos planeando y uno no puede evitar tararear "El cóndor pasa"... En el camino de vuelta pudimos ver las terrazas de cultivo incas, unas tumbas excavadas en la montaña y unas cuantas iglesias coloniales. Salvo las tumbas en la roca, es bastante parecido a La Alpujarra, creo yo...

Resumen de Cañón del Colca
Lo mejor: la alpacas bebés, los sombreros, Martine y Jacques mascando coca.
Lo peor: la altitud, la curvas
Momento surrealista: Jacques y Thomas intentando dibujar un mapa de Francia para explicarle a un chileno donde está Flers.

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Une excursion de deux jours au second canyon le plus profond du monde (4160m). Celui du Colorado, en comparaison, a une profondeur de 1470m, les petits joueurs...

On a commencé par la Réserve Nationale Salinas, où l'on a vu des vigognes (une espèce de petit lama sauvage sans laine) et beaucoup de volcans, certains laissant échapper d'inquiétantes fumeroles. On a passé l'après-midi à Chivay, un village de la vallée. Là-bas certaines personnes continuent à s'habiller avec les costumes traditionnels (chemisier et jupe), d'autres non, mais tous portent le chapeau brodé typique de la région, même les garde-parcs. Au marché on a vu des lamas et alpagas (vigognes domestiquées pour leur laine et leur viande, délicieuse), certains vivants et d'autres moins, du maïs de toutes les couleurs, et María en a profité pour faire réparer ses chaussures de rando pour 1 sol (0,30€). Le soir, dîner avec musique locale et spectacle de danses traditionnelles mais un peu bizarres, certaines comportant des espèces de coups de fouet avec une corde (c'est symbolique mais on le sent !).

Le matin suivant, on a pris le chemin du Belvédère de la Croix du Condor, depuis lequel, comme son nom l'indique, on peut voir des condors, ces petits oiseaux d'1,20m de haut et de 3m d'envergure. Heureusement, ils ne se nourrissent de touristes vivants, seulement des charognes. C'est impressionnant de les voir planer, et difficile de ne pas fredonner l'air célèbre d'El Condor Pasa (le condor passe). Au chemin du retour, on a vu les terrasses de cultures Incas, des tombes creusées dans la montagne et quelques églises coloniales.

Résumé du Canyon de Colca
Les plus : les bébés alpagas, les chapeaux, Maman et Jacques mastiquant de la coca
Les moins : l'altitude, les virages
Moment surréaliste : Jacques et moi en train de dessiner une carte de France pour expliquer à un Chilien où se trouve Flers

Valle del Colca (Perú)

16/4/2013

Arequipa (Perú)

Después de una noche de autobús con cena, azafata y película no violenta, llegamos (un poco zombies algunos) a Arequipa. Arequipa es una villa colonial construída en piedra volcánica blanca y rodeada de volcanes: el Misti, el Chachani, el Ampato, el Pichu Pichu... Desde la plaza de Armas se pueden ver todos, lo cual es práctico si entran en erupción..

Aquí nos pusimos en modo cultural y visitamos el Monasterio de Santa Catalina, el más grande de Perú, una pequeña ciudad en el que vivieron hasta 500 mujeres (monjas y sirvientas) y que tuvo hasta su propio mercado. Se pagaban unos 30.000€ de dote para entrar y cada monja tenía su apartamento con dormitorio, salón, cocina y habitaciones para las criadas. Un convento pijo, vamos. Pasear por él es como hacerlo por las calles de Córdoba, geranios incluídos.

Otro sitio interesante es el museo de Sanctury, con el cuerpo congelado de Sarita y de Juanita, dos niñas sacrificadas por los incas para aplacar a los dioses de la montaña (que en esta zona solían cabrearse con frecuencia). Alucinante que subieran montañas de 6000 m con sandalias de cuero y lana...

Resumen de Arequipa
Lo mejor: cenar en los soportales de la Plaza de Armas, con la catedral iluminada al fondo, por 4€.
Lo peor: los cajeros no muy amigables con las tarjetas francesas
Momento surrealista: la elección de Miss Arequipa, acompañada de Miss "cara más linda" y Miss "cuerpo más bello" a nuestro lado durante la cena.
Vocabulario aprendido: abarrotes= tienda donde se vende de todo, chompa= rebeca

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Après une nuit de bus avec dîner, hôtesse et film non violent, on est arrivé, certains plus frais que d'autres, à Arequipa. C'est une ville coloniale construite en pierre volcanique blanche et entourée de volcans plus ou moins actifs (le Misti, le Chachani, l'Ampato, le Pichu Pichu...), tous visible depuis la place principale, plutôt pratique si ils entre en éruption.

On y a dédié du temps à la culture. On a visité le monastère de Sainte Catherine, le plus grand du Pérou, une petite ville qui a abrité jusqu'à 170 soeurs et leurs 330 servantes, qui avait même son propre marché de troc. Il fallait payer la modique somme de 30000€ pour y entrer, et chaque soeur avait son propre appartement avec chambre, cuisine, et une pièce pour les servantes. Un couvent bien confortable... Dans les ruelles on se serait cru en Andalousie.

On a visité un autre endroit intéressant, le musée de Sanctury, avec le corps congelé de Sarita et Juanita, deux filles sacrifiées par les Incas pour calmer la colère des dieux de la montagne (responsables des éruptions, séismes et intempéries). Dur à croire que ces premiers alpinistes grimpaient à 6000m d'altitude chaussés de sandales de cuir et de laine...

Résumé d'Arequipa
Les plus : dîner sous les arches de la place d'Armes, avec la cathédrale illuminée en toile de fond, pour 4€ le menu
Les moins : les distributeurs pas amis des cartes bancaires normandes
Moment surréaliste : l'élection de Miss Arequipa, accompagnée de Miss "plus beau visage" et Miss "plus beau corps"

Arequipa (Perú)

14/4/2013

Paracas (Perú)

Paracas es un minúsculo pueblo de la costa peruana, que se caracteriza por dos cosas: estar situado encima de dos placas tectónicas que chocan periódicamente (última vez en 2007, terremoto de 7.9 y tsunami posterior) y tener al lado las Islas Ballestas, donde viven pingüinos, leones marinos y sobre todo pájaros, muchos pájaros. Esto, aunque no lo parezca, fue determinante para la economía de Perú durante el siglo XIX, ya que su mayor producto de exportación fue el guano (excremento de pájaro), muy apreciado como fertilizante para los campos de Europa y Norteamérica. Como dijo el guía, en Perú tienen la mejor mierda.

Así que nos dirigimos tempranito a ver los pájaros cagones, en barco y con un buen sombrero (por si acaso). Las islas son preciosas, pero se quedan pequeñas para el número de habitantes (unas 500.000 aves). Los leones marinos estaban en plena época de cría, así que vimos un montón aprendiendo a nadar. También vimos pelícanos, delfines, pingüinos... Jacques y Thomas se iban a caer del barco haciendo fotos...

Por la tarde visitamos el Parque Nacional Paracas, parte del desierto de Atacama, el más seco del mundo y que en otro tiempo fue el fondo del mar. Lo bonito aquí son las montañas de sedimentos marinos, las playas de arena roja y los acantilados.

Resumen de Paracas
Lo mejor: celebrar los 30 años brindando con pisco sour a la orilla del mar
Lo peor: el olor que flota en el ambiente, no poder llevarnos un pingüino a casa

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Paracas est un petit village de la côte péruvienne, qui se caractérise pour deux choses : être situé au-dessus de deux plaques tectoniques qui se percutent de temps en temps (la dernière fois en 2007 avec un séisme de 7.9 et un tsunami en prime) et avoir à côté les îles Ballestas (littéralement Arbalètes), où vivent pingouins, lions de mer et surtout des oiseaux, beaucoup d'oiseaux. Même si ça peut sembler étrange, cela a été déterminant pour l'économie du Pérou au XIXe, puisque son produit d'exportation le plus important était le "guano" (excrément d'oiseaux), très apprécié comme fertilisant pour les champs d'Europe et d'Amérique du Nord. Comme l'a dit le guide, le Pérou a la meilleure merde du monde...


Ainsi, on s'est levé tôt pour aller voir les oiseaux, en bateau et avec un chapeau bien arrimé à la tête (au cas où). Les îles sont magnifiques, mais elles semblent petites pour le nombre d'habitants (environ 500000 oiseaux). Les lions de mer étaient en pleine époque de reproduction, donc on a vu plein de petits apprenant à nager. On a aussi pu voir des pélicans, des dauphins, des pingouins... Jacques et moi ne savions plus où donner de l'objectif...

L'après-midi, on a visité le Parc National Paracas, qui fait partie du désert d'Atacama, le plus aride au monde, et qui en d'autres temps était un fond marin. L'attrait ici sont les montagnes de sédiments marins, les plages de sable rouge et les falaises.

Résumé de Paracas
Les plus : fêter les 30 ans de María en trinquant avec du Pisco Sour au bord de mer
Les moins : l'odeur ambiante (due au guano), ne pas pouvoir emmener un pingouin avec nous

Paracas (Perú)


10/4/2013

Lima (Perú)

Desde ahora y durante 3 semanas, este blog contará con dos protagonistas más: los aventureros Martine y Jacques, recién llegados del frío normando al calor de Lima!

Estos días en la capital han sido geniales. Con un tiempo de verano hemos visitado el centro histórico, el monasterio de San Francisco (con sus catacumbas llenas de huesos), el Circuito Mágico del Agua, el romántico y bohemio barrio de Barranco... En el Museo Larco tuvimos un curso intensivo de historia peruana gracias a nuestro guía particular (Thomas) y alucinamos con las miles de piezas de cerámica no expuestas.

Lima es también conocida por su gastronomía, aunque nunca la acompañen de pan, para desesperación de Jacques... Pudimos probar el lomo saltado (con cebolla, tomate y patatas fritas), las papas a la huancaína (con salsa de queso picante) y las divertidas causas (ensalada de patatas de colores con capas de carne o marisco). Nada comparable al foigras o las vieira a la sidra, pero tampoco está mal...

Resumen de Lima
Lo mejor: las flores tropicales que Martine se quiere llevar a Flers, la cerámica erótica de los mochica, tener de nuevo dos normandos que nos acompañen...
Lo peor: la organización de algunos hostales, las ampollas en los pies, que nadie me hace caso con lo de ponerse protector solar....
Momento surrealista: parar un taxi (muy viejo), negociar el precio con el taxista (más viejo todavía), montarnos todos apretados en el coche (mochilas incluídas) y que el taxista nos mire, pare el motor y diga: "Demasiada gente, subo el precio".
Vocabulario aprendido: chance = oportunidad, dupla = pareja

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À partir de maintenant et pendant 3 semaines, ce blog comptera deux nouveaux protagonistes : les aventuriers Martine et Jacques, tout droit arrivés du froid normand à destination de la chaleur de Lima.

Ces quelques jours dans la capitale ont été très bons. Sous un soleil d'été on a visité le centre historique, le monastère de San Francisco (et ses catacombes pleine d'os), le Circuit Magique de l'Eau, le quartier bohémien de Barranca et son Pont des Soupirs... Au musée Larco on a pu revoir notre histoire péruvienne, et on a halluciné avec les milliers de céramiques précolombiennes (la majeur partie prenant la poussière sur des étagères).

Lima est aussi connu pour sa gastronomie, même si elle n'est jamais accompagnée de pain, au grand dam de Jacques... On a dégusté le lomo saltado (filet sauté avec tomates, oignons et frites), les papas a la hancaína (pommes de terre avec de la sauce piquante au fromage), et les originales "causas" (une mousse de pommes de terres avec viande ou fruits de mer). On n'arrive pas au niveau du fois gras ou des noix de St Jacques au cidre de mamie, mais c'est quand même pas mal du tout...

Résumé de Lima
Les plus : les fleurs tropicales que Martine veut ramener en Normandie, la céramique érotique des Mochicas, avoir de nouveau la compagnie de deux Normands...
Les moins : l'organisation de certaines auberges, les ampoules aux pieds, que personne n'écoute María quand elle préconise l'application de crème solaire
Moment surréaliste : arrêter un taxi (très vieux), négocier le prix avec le chauffeur (encore plus vieux), se tasser tous les 4 dans la voiture (avec les sacs à dos), que le chauffeur nous regarde, coupe le moteur et nous dise : "Il y a trop de gens, je monte le tarif..."

Lima (Perú)

6/4/2013

Parque Nacional Huascarán (Perú)

Nuestra primera parada en Perú es Huaraz, una ciudad en la montaña rodeada de la espectacular Cordillera Blanca. Esta cordillera reúne 25 picos de más de 6000m incluído el Huascarán (el más alto del país, 6768m) y el Alpamayo (votada la montaña más bonita del mundo). Por comparar, en Europa el pico más alto es el Mont Blanc (4810m).

Uno puede estar recorriendo la zona meses, pero a no ser que nos pongamos a vender pulseritas por la calle, el presupuesto no nos da para tanto, así que nos decidimos por una ruta de 3 días: el Sendero de Santa Cruz. Allí nos dirigimos con el guía Jaime, tres israelíes de nombre impronunciable (Org, Dagsh y Nakag o algo así) y dos italianos cincuentones con mejor forma que todos nosotros. La ruta consistía en bajar un valle, subir un paso de montaña (a 4750 m) y bajar de nuevo hasta otro valle. Como estamos todavía en temporada de lluvia, el río a veces iba al lado del camino y otras veces era el camino, así que agradecimos que los incas pusieran hace 500 años unas cuantas losas para ir saltando de una en otra. El paisaje, impresionante: picos nevados con glaciares, cascadas cayendo por todos lados y lagos de color turquesa. Y lo mejor: la sopita caliente por la noche sin tener que fregar luego...

Resumen del PN Huascarán
Recorrido: 50km
Desnivel p'arriba: 1200m
Desnivel p'abajo: 1850m
Presión de oxígeno: poca
Satisfacción: mucha
Momento surrealista: Los titulares de los programas de sucesos de la tele peruana "Pescador caníbal arranca la oreja a taxista. Posteriomente unos perros se comen la oreja".

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Notre premier arrêt au Pérou est Huaraz, petite ville de montagne coincée entre la Cordillère Noire (sans neige) et l'impressionnante Cordillère Blanche (avec neige). Cette dernière réunit pas moins de 25 sommets dépassant les 6000m, dont le Huascarán (le plus haut du pays, 6768m) et l'Alpamayo (élue la montagne la plus belle du monde). A titre de comparaison, le sommet le plus haut d'Europe est le Mont-Blanc, et ses 4810m.

On pourrait passer des mois à parcourir les sentiers, mais le temps nous limitant on s'est contenté d'un trek de 3 jours, le Santa Cruz. On est parti de très bonne heure avec trois Israéliens (aux noms imprononciables, Org, Dagsh et Nakag), deux cinquantenaires Italiens (les plus en forme de tous), notre guide Jaime, un muletier et ses 4 ânes emportant tout le matériel (tentes, cuisine, le grand luxe...). La rando a consisté à descendre une vallée, passer un haut col (4750m, quand-même), et redescendre le long de la vallée de Santa Cruz. Comme c'est encore la saison des pluies, la rivière passait parfois à côté du sentier, parfoit dans le sentier  on remercie donc les Incas qui ont contruit ce chemin il y a 500 ans, à base de dalles de granit, nous permettant de pas trop nous mouiller les pieds. Le paysage est impressionnant : sommets enneigés avec glaciers, des cascades tous les 100m et des lacs d'eau turquoise. Et le meilleur : la soupe chaude le soir sans avoir à faire la vaisselle dans la rivière glaciale.

Résumé de PN Huascarán
Distance parcourue : 50km
Dénivelé positif : 1200m
Dénivelé négatif : 1850m
Pression de l'air : faible
Satisfaction : grande
Moment surréaliste : les titres des émissions à succès de la télé péruvienne "Un pêcheur cannibale arrache l'oreille d'un conducteur de taxi. Des chiens mangeront l'oreille en question."

Parque Nacional Huascarán (Perú)

1/4/2013

Cuenca y Loja (Ecuador)

En nuestra ruta hacia el sur de Ecuador no podíamos saltarnos la ciudad de Cuenca, famosa por sus múltiples iglesias y edificios coloniales. Además hay otros puntos de interés:
- Las ruinas de Pumapungo: antiguo palacio de Huayna Cápac, el penúltimo inca, que vivía allí con su señora, sus vírgenes y sus guerreros y que tenía una piscina donde se tenían que bañar todos sus invitados antes de llegar a su presencia, muy práctico teniendo en cuenta las distancias y el calor.
- Los sombreros de Panamá: dato importante, estos sombreros son ecuatorianos, no panameños. Se llaman así porque se utilizaron mucho durante la construcción del canal de Panamá. En Ecuador los llaman "sombreros de paja-toquilla". Se siguen haciendo manualmente, dos días para uno básico y tres meses para calidad extrafina (hasta 1000$)
- Las cabezas reducidas (tsantsas): en el museo de la ciudad hay cinco y son realmente inquietantes. Técnica: Córtese la cabeza del enemigo, sáquese el cráneo e introdúzcase en agua hirviendo 15 minutos. Tras esto, intrrodúzcase una piedra caliente para dar forma, cósase la boca para evitar que se escape el alma y cuélguese del cuello en las ocasiones especiales (bodas, bautizos y demás)

Tras esta inmersión cultural, no dirigimos a Loja, a disfrutar de dos días con Paco, Vero y Ari. Con ellos hicimos turismo (principalmente gastronómico) Probamos el cuy, el mote sucio, el quesillo con miel, el maduro con queso, los "huevitos chilenos" (buñuelos), los chifles variados... y el tinto de verano con patatas bravas! También paseamos por la ciudad y sus parques, y nos encantó que los taxis aquí siempre cobrar 1 dólar por carrera, sin importar el destino. La mitad del billete de metro en Madrid... Nos divertimos mucho, aprendimos a jugar al Carcassonne y por primera vez en mucho tiempo el agua de la ducha estaba caliente y con presión... ¿Qué más se puede pedir? Os echaremos de menos, chicos!

Resumen de Cuenca y Loja
Lo mejor: disfrutar de Paco, Vero y Ari
Lo peor: que no se puede parar de comer
Vocabulario aprendido: pipa= barriga, pupo= ombligo, canguiles= palomitas de maíz

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Dans notre conquête du sud, on ne pouvait pas passer à côté de Cuenca, connue pour ses nombreuses églises et bâtiments coloniaux. Et elle possède en plus d'autres intérêts :
- Les ruines de Pumapungo : ancien palais de Huayna Cápac, l'avant-dernier Inca, qui vivait ici avec sa femme, ses "vierges" et ses guerriers, y qui avait une piscine où tous ses invités devaient se baigner avant de se présenter devant lui (pratique après une longue marche depuis Cuzco, Pérou).
- Les chapeaux "Panama", qui contrairement à leur nom, sont originaires d'Equateur. Ils portent ce nom parce qu'ils ont été révélés lors de la construction du canal de Panama au début du XXe. Il se fabriquent toujours manuellement, deux jours de travail pour un modèle de base, et jusqu'à trois mois pour la qualité extra-fine (compter 800€, plus frais de port...)
- Les "têtes réduites" (tsantsas) : il y en a cinq dans le musée de la ville, et elles sont vraiment intrigantes. La recette : trancher la tête de l'ennemi, retirer le crâne et faite bouillir 15 minutes. Introduire ensuite une pierre chaude pour donner la forme, coudre la bouche pour éviter que ne s'enfuie l'âme du défunt, et l'arborer dans les occasions importantes (mariages, baptêmes et autres).

Après cette immersion culturelle, on s'est dirigé vers Loja, pour profiter de deux jours avec Paco, Vero et Ari. En leur compagnie, on a fait du tourisme, plutôt gastronomique : on a dégusté le cuy (cochon d'Inde, exquis), le mote sucio (maïs à la graisse de porc), le fromage au miel, la banane au fromage, les buñuelos au fromage, différents chifles (bananes en lamelles frites), et le tinto de verano accompagné de patatas bravas, le symbole de Madrid, dans un bar madrilene... On s'est aussi balladé dans les rues et parcs de la ville, et on a bien aimé le tarif unique des taxis : 1$ la course (0,80€), la moitié du billet de métro de Madrid. On s'est bien amusé, on a appris à jouer à "Carcassonne" sur iPad, et pour la première fois depuis très longtemps, on a pu profiter d'une douche chaude avec pression... Que demander de plus ?
Vous allez nous manquer !!

Résumé de Cuenca et Loja
Les plus : passer du temps avec Paco, Véro et Ari
Les moins : on a perdu la sensation de faim

Cuenca y Loja (Ecuador)